PEM

MAIGNON BAYONNE (64)

2026

Avec une parcelle qui longe la voirie, sans recul possible, la question de la hauteur et du volume d’un tel équipement s’est imposée. La première intuition commune, a été de transformer cette contrainte d’encombrement en une posture audacieuse afin d’éviter une traduction architecturale trop urbaine, trop frontale, trop monumentale.

 

L’idée d’une immense « boîte magique » posée en limite de propriété, à cheval entre le giratoire et la technocité, qui serait capable de résoudre tous les problèmes de mobilité, de stocker des véhicules et d’abriter des bureaux est un fantasme auquel nous refusons de croire. La réponse doit être plus fine, plus sensible et plus digne, pour être acceptée de tous et que sa pertinence se transforme en évidence. En ajoutant à cette réflexion, le fait que c’est la première fois que l’agglomération accueille une telle infrastructure, nous avons conclu lors de notre phase de recherche, que cette zone de l’agglomération n’avait pas besoin d’un bâtiment d’entrée de ville, mais bien d’un paysage d’entrée de ville, un paysage capable de tisser des liens avec l’évolution des parcelles adjacentes.

 

En faisant le choix d’épouser au plus près la topographie existante, en réduisant le nombre de niveaux perçus et en sortant de l’image des parcs de stationnements « conventionnels » souvent trop génériques et impersonnels, nous faisons le choix d’inscrire cet équipement multifonctionnel dans un dessin qui mêle et qui accorde le paysage, l’urbanisme, et l’architecture dans une structure capable et évolutive.

Cette envie se traduit par une forme organique, soulignée par des lignes souples et vivantes, dont on ne peut en identifier les façades, loin des résilles et autres artefacts trompeurs auxquels nous sommes trop souvent confrontés. C’est un mouvement de strates paysagères qui va caractériser cette construction, des tranches qui émergent du terrain et qui glissent les unes sur les autres en suivant

 

un profil décroissant, partant du plateau majeur en bas, connecté avec la voirie, vers le plateau mineur abritant les bureaux en haut.

Essentiellement appréhendé et vu depuis le contre-bas, les sous-faces (traitées comme une 6ème façade) deviennent alors un enjeu crucial, se substituant, dans la lecture, aux façades verticales. La superposition des strates détermine les volumes de manière évidente sans qu’ils en soient contenus, voire contraints.

SURFACE D'ÉTUDES

40 000 m²

SURFACE OPÉRATIONNELLE

25 000 m²

SAVOIRS FAIRES

Construction neuve 

Pôle Bus

Parcs de type PSLV

Pistes cyclable

Bureaux

Aménagement paysager

Analyse des normes aéroportuaires

SURFACE DE PLANCHER

15 000 m²

MONTANT DES TRAVAUX

20 000 000 € HT

MAÎTRE D'OUVRAGE

AGGLOMERATION DU PAYS BASQUE

MAÎTRE D'OEUVRE

ETCHART CONSTRUCTION (Mandataire)

XB ARCHITECTES

ABA-WORKSHOP

CITEC

KEIMA

EGIS

PIK INGENIERIE

DELHOM ACOUSTIQUE

BETIKO

ETCHART ENERGIE

DL PYRENEES

LABASTERE

PHASE

Projet gagné

TYPE DE MISSION

Complète : conception – réalisation

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